
De mes 20 ans, je ne regrette pas trop la capacité à enchaîner deux nuits blanches et à aller quand même bosser le lendemain. Je ne regrette pas mon grand écart sans échauffement. Je ne regrette pas le contour absolument lisse de mes yeux et l’absence de ces deux barres qui encadrent désormais ma bouche. Je ne regrette pas les 57 kilos qui me permettaient d’entrer dans un (grand) 36. Je ne regrette même pas la certitude ô combien erronée que l’amour suffit ou qu’avec un diplôme d’une grande école, on n’aura jamais à craindre le chômage. Je ne regrette pas la jeunesse du corps car elle s’accompagnait d’une grande vacuité de l’esprit; je ne regrette pas mes illusions car les perdre m’a permis de devenir quelqu’un de meilleur.
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Dernières bonnes années
?
J'en doute ! ça te laisse toutefois pas mal de temps pour profiter convenablement des aubergines à l'ail de Taihon !
Francine, la compagne de mon père, m'a dit le jour de mes 40 ans que j'entrais dans mes 10 meilleures années !
Je viens d'avoir 50 ans et ma tante m'a délicatement dit:" ça va,tu commences à voir le bout du tunnel…" Gloups.
Et un élève (4 ans) m'a dit: "toi,maîtresse,tu vas bientôt être morte?" VDM…
ANNESO
Je crois au contraire qu'il te reste plein de bonnes choses à vivre. Mais je suis comme toi, je n'en reviens pas de ce sentiment d'immortalité qui est le propre de la jeunesse… et qui me paraît tellement lointain !
Pour ma part, je suis persuadée que tant le pire comme le meilleur restent à venir…
cependant, ce sentiment étrange de perte d'innocence par rapport au monde s'éstompe un peu avec le temps, on n'oublie pas mais vivre avec devient plus doux… take care.
"dernières "bonnes" années"… Intéressant. J'ai moi aussi cette impression angoissante, et nous ne sommes pas les seules. La vie et le contexte actuel n'incite pas non plus à l'optimisme. Après, on ne fait tous finalement que de prendre une descente depuis le sommet que l'on nomme la naissance.