
Lundi:
★ Je suis désormais patron officiel de « You’re wrong about », alias le meilleur podcast du monde.
★ Pendant ma pause déjeuner, énorme prise de tête téléphonique avec 7 interlocuteurs successifs (dont l’un me raccroche au nez parce que j’ai osé lui demander poliment s’il était sûr de lui) pour déterminer comment faire mon 2ème test PCR, 7 jours après mon entrée en Belgique. Mon PLF est bien arrivé à destination, mais je n’ai pas reçu de code par SMS, et quand enfin j’arrive à m’en faire générer un nouveau, je ne peux toujours pas prendre rendez-vous dans un centre de prélèvement faute de numéro de registre belge. Le temps de démêler le bouzin, ma tension est à 112 et j’ai perdu une heure et demie.
Mardi:
★ Nouveau coup de fil du centre de gestion Covid: la procédure vient de changer! En tant que non-résidente, je ne peux plus aller faire de prélèvement au débotté; je dois me déplacer une première fois, demander un numéro de registre Bis au help desk, prendre rendez-vous en ligne et revenir pour effectuer le prélèvement le jour convenu. On aurait pu continuer les tests sans rendez-vous pour les étrangers, ou faire sauter le caractère bloquant du numéro de registre dans le formulaire en ligne, ou encore distribuer les numéros de registre Bis par téléphone, par SMS ou par mail – mais non, forçons les gens en quarantaine à sortir deux fois au lieu d’une. C’est tellement plus logique d’un point de vue sanitaire.
Mercredi:
★ Malgré mon appréhension, ma visite au centre Covid de Mérode se déroule sans anicroche. Je ressors moins de dix minutes après mon arrivée, munie du précieux sésame à 11 chiffres. Un petit tour par le Hanoi Station pour acheter un riz sauté mixte et un pho à emporter (histoire de rentabiliser le déplacement), puis je rentre à la maison et prends rendez-vous en ligne sans autre difficulté que de devoir fournir le nom de mon généraliste belge alors que je n’en ai pas. Celui de Chouchou recevra donc le résultat du test Covid d’une Française qu’il n’a jamais vue de sa vie.
★ J’ai bien compris que « Lupin » cartonnait aux USA, mais je trouve le premier épisode archi-prévisible et peu enthousiasmant.
Jeudi:
★ Jusqu’ici, mon apprentissage du finnois se déroulait avec une facilité plutôt louche. Et puis ce matin, Duolingo m’annonce qu’il existe 15 déclinaisons et qu’on va commencer à étudier la première d’entre elles: le partitif. Glups.
★ Encore un coup de fil du centre de gestion Covid qui veut savoir si j’ai réussi à prendre rendez-vous pour mon test du 7ème jour. On ne peut pas les accuser de ne pas bien assurer le suivi.
Vendredi:
★ Grande admiratrice de Barack Obama, je m’attendais à dévorer ses mémoires. Mais autant je le trouve formidable en tant que politicien et qu’être humain, autant comme écrivain, il est plutôt chiant. Sur 2 ou 300 pages, ça passerait peut-être. Là, il y en a 700, et ce n’est que le premier tome.
★ Ah, c’est au tur de la lettre de mn clavier d’entamer une grève en pintillés. Vivement que je reçive mn nuveau MacBk Air, parce que ça devient difficile de bsser dans ces cnditins.
★ Chouchou: « Ca y est, je suis en Big Sur. » Moi: « C’est quoi, être en bixure? » Chouchou: « Non, Big Sur, le nouvel OS du Mac. » Moi: « Ah, je croyais que c’était encore un truc belge. »
Samedi:
★ Aujourd’hui, on oublie la pandémie! Tout le monde ne parle que d’une chose sur les réseaux sociaux: la neige, la neige, la neige.
★ Libéré de sa quarantaine par le résultat négatif du 2ème test PCR effectué hier (moi, je dois attendre jusqu’à mardi à cause du retard de prise en compte de mon PLF…), Chouchou se rend à Charleroi pour récupérer la montre Apple oubliée à l’aéroport quand il est descendu me rejoindre à Monpatelin.
★ L’après-midi, nous travaillons au design de la version WordPress de mon blog.
Dimanche:
★ En plein hiver, me faire réveiller un dimanche à 5h du matin par mon mec qui part photographier des fâmâpoâls au fin fond de la campagne wallonne. Voilà ce qu’est ma vie en 2021. Mais de quelle autre façon aurais-je pu apprendre avant le lever du jour que les équivalents finnois de « that » et « because » sont deux petits mots vaniteux qui tiennent à être systématiquement précédés d’une virgule, mmmh?
★ Après avoir bouclé ma To Do List avant midi (vu que ma matinée a été aussi longue qu’une de mes journées habituelles), j’entreprends d’écrémer ma PAL en lisant le début de plusieurs bouquins qui y traînent depuis trop longtemps. Si je n’accroche pas au bout de 25 pages, hop, j’élimine. Finissent ainsi dans le sac pour Pêle-Mêle: « The pursuit of William Abbey », « A pinch of magic » , « Les Indes fourbes », « The listeners » et « The way of all flesh ».
★ « Bonjour, je suis Marie du centre de gestion Covid, c’est pour savoir où vous en êtes avec votre test du 7ème jour ». Euh, dites, on n’est pas loin du harcèlement téléphonique, là. Je ne peux pas aller plus vite que la date à laquelle la défaillance de votre système m’a contrainte à repousser mon prélèvement.
★ Et ce soir, ce sera dîner de crêpes – essentiellement pour cause de frigo vide, mais enfin ça ne peut pas faire de mal au moral!
Sauf exception, les commentaires sont désactivés. Si vous voulez poursuivre la conversation, je vous invite à le faire sur la page Facebook du blog.
Je me sens bien bête du coup en te lisant de me forcer trop souvent à persévérer avec des livres en lisant au moins les 100 premières pages avant d'abandonner parfois…
Ah zut, A pinch of magic était dans ma PAL Goodreads et me faisait bien envie. Enfin, ça fera un achat de moins !
@Nelly: Bah c'est comme tu sens! Pendant longtemps je me suis forcée à finir tous les livres que je commençais, puis j'ai décidé que la vie était trop courte et qu'il y avait trop d'autres livres qui me faisaient envie pour perdre mon temps de la sorte.
@Allie: J'en avais lu beaucoup de bien, mais j'ai trouvé le style banal, l'héroïne itou et le début de l'histoire pas spécialement accrocheur, donc…
Mais… donc quand on est à deux en quarantaine au même endroit, l'un des deux peut sortir avant l'autre…?
J'avoue que des fois la logique covidienne européenne me fait totalement défaut !
Tu as bien raison !
Merci de m’avoir fait découvrir le podcast You’re wrong about. Ce podcast est addictif. Je ne dois pas avoir l’ouïe très affutée car pendant tous les premiers épisodes sur Diana, j’étais persuadée d’écouter une conversation entre deux femmes….Jusqu’à ce que je comprenne que Michael était bien un homme. Bref. Sinon j’aurais préféré qu’ils numérotent leurs épisodes sur OJ Simpson de façon un peu plus claire….Comme j’écoute le podcast depuis plusieurs tablettes/iPhone visiblement pas connectés entre eux, je m’y perds. Et parfois je trouve qu’ils surjouent un peu leurs Ohhhhhh et leurs Ah……mais cela doit être « à l’Américaine ». Je trouve mega intéressant malgré ces petites choses.
@Laurence: Moi aussi, au début, j'a i cru que c'était deux femmes, et je ne dois pas être la seule car Michael Hobbes ne corrige même plus les commentaires de gens qui se trompent. Et oui, je suis d'accord, il leur manque une numérotation et leurs réactions sont parfois un peu exagérées. Mais rien que pour le merveilleux "It was capitalism all along!" de Sarah dans je ne sais plus quel épisode, il leur sera beaucoup pardonné
Merci pour ta réponse! Je suis rassurée de ne pas être la seule à avoir pensé que c'était deux femmes!